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Les vergers

Les vergers constituent des milieux naturels liés au développement de la culture fruitière. Pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers sont les principaux groupes de fruitiers qui ont été cultivés et sélectionnés dans nos contrées.

En Wallonie, la région des vergers par excellence se situe principalement dans le Pays de Herve (dans l’Entre-Vesdre-et-Meuse en province liégeoise) mais de nombreux petits vergers appartenant à des particuliers ou des fermes parsèment ici et là nos campagnes wallonnes.

Les vergers hautes-tiges

Les vergers traditionnels, appelés aussi éco vergers, se caractérisent par de grands arbres fruitiers dits de hautes tiges dont la hauteur du tronc atteint 1,80 m à 2,25 m. A l’état adulte, les arbres atteindront une hauteur minimale de 10 m.

Les arbres sont largement espacés permettant de combiner arboriculture fruitière et pâturage. Dans ce dernier cas, on parle alors de pré-verger. Pour cette raison, la densité des arbres y est faible et ne dépasse généralement pas 100 arbres/ha.

Histoire des vergers hautes-tiges

 C’est au 19ème siècle et du début du 20ème siècle qu’ils connurent leur apogée. La combinaison de la pâture et de la culture des fruitiers, réalisée dans des conditions extensives, assure le développement de milieux naturels riches en plantes et en animaux.

De plus, ces vergers traditionnels abritent de nombreuses variétés de fruitiers créées principalement entre la fin du 18ème siècle la première moitié du 19ème siècle. A la fin du 19ème siècle, on comptait pas moins de 1.100 variétés de pommier/poiriers, dont 700 variétés de poires. De véritables réservoirs génétiques.          

Mais ces vergers hautes tiges ont subi des mutations importantes aussi bien dans leur aspect que dans leur utilisation. Ils ont petit à petit laissé place à des vergers industriels ; les basses tiges.

La superficie des hautes tiges passe ainsi de 20.307 ha en 1950 à 817 ha en 1978 ! Les vergers traditionnels ont donc régressé de 96 % depuis les années 50.

Les primes à l’arrachage, l’amélioration des rendements agricoles, l’évolution des goûts, la préférence commerciale pour les standards, l’urbanisation des campagnes ou encore l’abandon des vieux vergers sont autant de causes qui ont contribué à la disparition des vergers traditionnels.

Les vergers basses tiges

Les vergers basses tiges se caractérisent par des arbres dont le tronc ne dépasse pas 60 cm de haut. A l’état adulte, ils atteignent la hauteur de 2,5 à 4 m. Ils sont plantés de manière très serrée et la densité peut atteindre 3000 arbres/ha. Ici, le verger est entièrement voué à la  production commerciale de fruits. La prairie de pâture ou de fauche est donc exclue. Ces arbres produisent rapidement et en quantité des fruits facilement accessibles (l’échelle n’est plus nécessaire).

Mais ces variétés, vouées à la production, sont plus fragiles et sensibles aux maladies ; elles nécessitent donc des traitements phytosanitaires plus réguliers. Les herbes folles qui pourraient se développer entre les alignements d’arbres sont éliminées par des produits chimiques. De plus, afin de répondre aux standards, un nombre restreint de variétés sont cultivées. Ainsi, en Belgique, les trois variétés que sont Jonagold, Golden Delicious et Elstar représentent 80% du marché. Pour toutes ces raisons, les vergers modernes basses tiges s’apparentent à de véritables déserts biologiques.

D'innombrables variétés de fruitiers

En Wallonie, les vergers sont dominés par la culture des pommiers et des poiriers, et de manière plus ponctuelle et anecdotique, par celle des cerisiers et pruniers. Dans les vergers hautes tiges, on rencontrait une multitude de variétés qui aujourd’hui ont disparu ou sont alors devenues fort rares.

Ces variétés présentaient des caractéristiques, des saveurs, des aspects variés. Elles présentaient aussi des caractéristiques adaptées au sol, au climat… : floraison décalée dans la saison, maturité décalée etc. Aujourd’hui, des vergers conservatoires voient le jour comme vitrine et souvenir de l’histoire de notre arboriculture.

Les vergers conservatoires

des vergers conservatoires voient le jour comme vitrine et souvenir de l’histoire de notre arboriculture.

Infos supplémentaires à trouver

Les possibilités d’implication des gens

Qui est propriétaire:

voir Marc Lateur: à l’initiative du réseau de VC. ( cartographie des VC)

Voir la fédération des Parcs naturels qui reprend ce réseau.

Aux côtés de ces grands classiques, il existe des plantes moins connues qui peuvent être rencontrée dans certains vergers. On citera par exemple, les griottiers (Prunus cerasus), cousin des cerisiers, qui produisent de petites cerises acidulées utilisées surtout pour la mise en conserve, les confitures, les tartes, les boissons… Le néflier (Mespilus germanica) et le cognassier (Cydonia oblonga) sont d’autres espèces autrefois communes dans les vergers, potagers et jardins mais aujourd’hui oubliées.  Mûriers, figuiers, kiwis… complètent la liste

Source : Natagora_Les vergers et  les milieux bocagers. Pascal Hauteclair (pascal.hauteclair@natagora.be)

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